Le chantier 26 du Grenelle ( éducation & DD)
Veiller à l’importance de lier le thème de l’éducation, de la formation et de l’information à l’environnement et au développement durable aux questions de sens et de valeurs. Parallèlement à l’éducation au civisme environnemental et à la connaissance écologique, l’enseignement veillera à l’articulation de ses propositions avec les politiques de la ville et des quartiers défavorisés.
Développer et renforcer les actions d’éducation et de sensibilisation à l’écologie et au développement durable, incluant santé-environnement. Généraliser des enseignements sur l’écologie et le développement durable dans l’ensemble des cursus (école, lycée, puis CAP, BEP, BTS, DUT, apprentissage, universités, écoles d’ingénieurs, de design, mastères, IUFM…) quelle que soit la spécialité.
Intégrer le développement durable aux stratégies des universités
- Elaborer un « plan vert » pour les campus et labelliser universités et grandes écoles sur la base de critères de développement durable (performance énergétique des bâtiments, accès par les transports en commun, empreinte écologique, bilan carbone…).
- Associer à la carte d’étudiant une carte de transport en commun
Systématiser l’enseignement des sciences de la nature à tous les niveaux : de l’école primaire aux grandes écoles, dans les formations professionnelles, initiale ou continues et de sensibiliser par tous les moyens dont disposent les pouvoirs publics ; renforcer les programmes d’enseignement des sciences naturelles, dont la biologie et l’écologie, dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur en le complétant systématiquement par des approches de terrain et des classes vertes.
Renforcer l’enseignement de l’agronomie dans les lycées agricoles, et assurer un lien fort avec la recherche dans la formation continue de façon à garantir une généralisation rapide des méthodes mises au point de façon expérimentale. Mettre en place des modules « agriculture et biodiversité » dans les filières agricoles et agronomiques d’enseignement, ainsi que dans celles des jardins et espaces verts. Objectif de 20% d’agriculteurs ayant participé d’ici 2012 à une formation liée aux nouvelles techniques environnementales (nouveaux itinéraires bas intrants)
Développer une action volontariste en matière de formation initiale et continue pour les professions de santé et les professionnels de l’environnement (ingénieurs, architectes…). Inclure une sensibilisation en santé-environnement dans la formation des enseignants du primaire et du secondaire.
Mobiliser les outils de la formation tout au long de la vie pour accompagner les transitions professionnelles liées au développement durable et les mettre au service des métiers de l’environnement et de l’éco-conception.
- Pour les professionnels du bâtiment (architectes, thermiciens, électriciens, bureaux de maîtrise d’œuvre, chefs de travaux, techniciens du bâtiment)
- Pour les décideurs publics et privés : développer les formations continues de très haut niveau en écologie et développement durable, avec un dispositif du type « IHEDN » de l’environnement et du développement durable. Cette initiative nationale pourrait se décliner par région dans des chaires de développement durable.
- Des « universités des métiers de l’environnement » pour les praticiens de tous secteurs en matière d’environnement
- Les plans annuels de formation, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, la validation des acquis de l’expérience, la formation en alternance et le droit individuel à la formation peuvent être mobilisés au service de l’environnement sans pour autant que cela soit fait au détriment des formations traditionnelles indispensables. Il s’agit d’introduire les préoccupations environnementales dans l’ensemble des métiers existants et de développer de nouveaux emplois, afin notamment de favoriser la généralisation de l’éco-conception et l’analyse du cycle de vie de tous les produits.
Développer la formation continue au sein des administrations publiques : La formation des agents publics de l’Etat et des collectivités territoriales à l’écologie et au développement durable ainsi qu’aux stratégies de prévention des risques naturels (avalanches, crues, incendies...), sanitaires et technologiques doit être accrue et mise à jour tout au long de leur vie professionnelle. Les hauts fonctionnaires pourraient devoir suivre un cycle de formation avant de prendre des fonctions de direction ou d’animation territoriale… Favoriser l’intervention dans ces diverses formations des associations agréées en matière d’éducation et de sensibilisation à la protection de l’environnement
Renforcer les formations d’experts dans certaines matières où cette capacité fait défaut (toxicologie, écotoxicologie, épidémiologie, écologie…)