Administration Obama & Enjeux Climatiques
Le president Obama promet de faire reculer le "spectre" du rechauffement
Washington (AFP) -
Le president americain Barack Obama a promis d'oeuvrer sans relache pour combattre le rechauffement climatique et redonner a la science une place de choix, tournant le dos a huit annees de politique Bush largement decriee dans le monde.
Le president americain Barack Obama a promis d'oeuvrer sans relache pour combattre le rechauffement climatique et redonner a la science une place de choix, tournant le dos a huit annees de politique Bush largement decriee dans le monde.
"Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour reduire la menace nucleaire et faire reculer le spectre du rechauffement de la planete" a-t-il martele dans son discours d'investiture, peu apres avoir prete serment comme 44e president des Etats-Unis et premier Noir a entrer a la Maison Blanche.
Nous redonnerons a la science la place qu'elle merite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroitre la qualite des soins de sante et diminuer leur cout", a-t-il aussi promis.
"Notre systeme de sante coute trop cher. Nos ecoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la facon dont nous utilisons l'energie renforce nos adversaires et menace notre planete", a poursuivi le president Obama.
"Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines", a poursuivi le nouveau president.
"Nous transformerons nos ecoles et nos universites pour repondre aux exigences d'une ere nouvelle", a ajoute M. Obama. " Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons".
Contrairement a son predecesseur, le nouveau president s'est prononce durant sa campagne pour un plafonnement contraignant des emissions de gaz a effet de serre par la mise en place d'un marche des droits d'emission dit "cap and trade", qui penalise les industries les plus polluantes et recompense les plus vertes.
Barack Obama entend ainsi reduire les emissions de CO2 de 80% d'ici 2050.
Il s'est aussi engage en faveur d'un systeme prevoyant que 25% de l'electricite produite proviennent de sources d'energie renouvelable d'ici 2025.
Pour ce faire, M. Obama veut refondre l'ensemble de la politique energetique americaine pour, non seulement diminuer les emissions polluantes des Etats-Unis mais aussi reduire leur dependance vis-a-vis du petrole etranger.
Barack Obama prevoit notamment de consacrer 150 milliards de dollars sur dix ans pour creer cinq millions d'emplois "verts".
La mise en oeuvre de cette politique devrait connaitre une acceleration avec la crise economique sans precedent depuis la Grande depression des annees 1930, a laquelle sont confrontes les Etats-Unis.
Selon Michael Levi, un expert du Council on Foreign Relations, un institut de recherche prive independant, "les premieres mesures concretes de l'administration Obama en faveur du climat durant les cent premiers jours se trouveront dans son plan de relance".
Ce plan de quelque 825 milliards de dollars comprendra des mesures visant a accroitre la production d'energies renouvelables, a ameliorer l'isolation thermique des immeubles et a reformer le systeme de distribution electrique, predit-il.
Mais la profonde recession pourrait en meme temps freiner a court terme l'adoption de mesures, couteuses pour l'economie, de reduction des gaz a effet de serre.
Les resistances au Congres, dans la minorite republicaine comme dans les rangs de democrates majoritaires, rendent peu probable l'adoption d'un systeme de "cap and trade" avant la conference de l'ONU sur le climat a Copenhague en decembre 2009, s'accordent a dire nombre d'experts.
Sans un accord au Congres sur une loi contraignante pour plafonner les emissions de gaz a effet de serre comme le CO2, "il sera difficile pour les Etats-Unis de negocier des objectifs precis a Copenhague (...) decourageant aussi d'autres pays", juge Elliott Diringer, un responsable du Pew Center for Global Climate Change.
Selon lui, "il est plus realiste de miser sur un accord intermediaire a Copenhague, une sorte d'architecture sur l'apres Kyoto en 2012".
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