Rapport "Mc Kinsey" sur le Réchauffement climatique

Publié le par Admin-Polytech-21

Le rapport très attendu de McKinsey, a été rendu public ce 26 janvier 2009, lors d’une conférence de presse à Bruxelles :


Conférence, à laquelle participait le directeur général de WWF, Jim Leape, ainsi que le Commissaire à l’Environnement Stavros Dimas et Sir Nicholas Stern. WWF est l’un des 10 sponsors qui ont soutenu financièrement et surtout contribué par leur expertise à ce rapport, qui étudie plus de 200 potentiels de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les deux prochaines décennies, dans 10 secteurs et 21 régions du monde. Le WWF se félicite des principales conclusions de ce rapport.

Selon ce rapport, si l’ensemble des options technologiques étaient utilisées, les émissions mondiales de gaz à effet de serre pourraient être réduites de 40% par rapport à 1990 d’ici à 2030. Une réduction suffisante pour limiter le réchauffement de la planète en dessous de 2°C. Mais il faut agir dès aujourd’hui : si la communauté internationale attend 10 ans pour agir, il sera alors impossible de rester en dessous de ce seuil de 2°C et donc d’éviter les impacts catastrophiques du dérèglement climatique.

Autre message important de ce rapport : le coût net de l’action - prenant en compte le coût de la mise en œuvre des politiques publiques - est estimé entre 200 et 350 milliards d’euros par an à l’horizon 2030, soit 0.4% du PIB mondial, dans l’hypothèse où le baril de pétrole ne dépasse pas 60$. « Mais si le pétrole est deux fois plus cher, une hypothèse loin d’être absurde, alors ce coût devient un gain de l’ordre de 450 milliards ! Gagnerons-nous ou perdrons-nous des centaines de milliards ? Cela dépend tellement du prix du pétrole qu’on peut douter de la pertinence de cette question. Mais ce qui est sûr, c’est que le coût de l’action reste bien faible par rapport au coût de l’inaction », commente Damien Demailly, chargé du programme Energie Climat au WWF-France.


Pour Serge Orru, directeur du WWF-France, « alors que les chefs d’Etat du monde entier préparent la grande réunion de Copenhague qui doit trouver un successeur au Protocole de Kyoto en décembre 2009, ce rapport coupe l’herbe sous le pied à ceux qui disent que la lutte contre les changements climatiques est perdue d’avance et fragilise nos économies ».

Les actions concrètes préconisées dans le rapport McKinsey


Elles concernent quatre grands domaines :

 L’efficacité énergétique :

  •  Les énergies renouvelables :
    • Un investissement massif dans les
    •  La forêt et l’agriculture :

      • Lancement de projets de reforestation,
      •  Les comportements individuels :

        • Manger moins de viande…

        « Modifier les habitudes sera difficile » reconnaît le rapport McKinsey. Pourtant, un changement immédiat des pratiques de consommation et des comportements pourrait permettre d’éviter l’émission de 3,5 à 5 gigatonnes de CO2 par an en 2030.

        Quelle traduction politique ?


        « Les chiffres de l’étude McKinsey sont compatibles avec les nôtres » a déclaré le Commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, deux jours avant de présenter les nouvelles propositions de la Commission pour lutter contre le réchauffement climatique.

        Ce texte rappelle que les pays en développement ont besoin de 95 milliards d’euros chaque année pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais ne fixe aucun montant précis pour une aide financière de l’UE. « Le chiffre de 28 milliards d’euros qui figurait dans la première mouture était certes insuffisant, mais il avait le mérite de lancer la discussion » regrette Damien Demailly, responsable climat au WWF.


        Un temps envisagée, la proposition de faire payer des droits de pollution à un prix fixe, par exemple 3 euros par tonne équivalent CO2, ne figure plus dans le nouveau texte. De même que la mise aux enchères d’une partie des droits de pollution des pays développés, proposée par la Norvège. « Les objectifs en milliards d’euros sont trop dépendants des prix du pétrole. La Commission ferait mieux de parler en réduction de tonnes de CO2 » estime Damien Demailly.


        La nouvelle proposition de la Commission sera examinée par les ministres de l’Environnement de l’UE le 2 mars, et par ceux des Finances le 10 mars. Mais le sort de ce texte se jouera le 20 mars, à l’occasion du Conseil des chefs d’Etat européens.

Publicité

Publié dans Modes de vie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article